PRESENTATION DU FESTIVAL

Du mardi 27 février au dimanche 4 mars 2018, la CUB, nouvelle fondation lausannoise dédiée à l’architecture, l’ingénierie, l’urbanisme, le patrimoine et le paysage, s’associe avec la Cinémathèque suisse et la revue Tracés pour présenter Ecrans urbains, une programmation originale de films contemporains autour de la ville. Six journées de projections, de rencontres et de débats.
Ecrans urbains est une rencontre cinématographique dédiée à la ville. Cette édition a pour thème «Les mutations de la ville» et se déroulera dans plusieurs salles de Lausanne (Casino de Montbenon, Zinéma, Forum d’architectures, Capitole et Théâtre de Vidy). 


COMMENT ÇA MARCHE? 

1/ Je consulte les fiches films ci-dessous pour faire mon choix de séances
2/ Je clique sur le bouton "inscription"
3/ Je sélectionne les séances auxquelles je souhaite m'inscrire
4/ Je remplis le formulaire d'inscription (et le nombre de personnes que je souhaite inscrire avec moi)
5/ Je valide et je reçois un mail de confirmation
6/ Je profite du beau programme d'Ecrans Urbains


PROGRAMME :

Mardi 27 février / 20h / Capitole
OUVERTURE AU CAPITOLE / BLADE RUNNER, de Ridley Scott (2h, USA, 1982, Fiction) Version Final Cut

Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Los Angeles, 2019.


Dans le cinéma de S.F, les cités futuristes sont souvent le reflet de nos craintes et de nos excès à l’image de Blade Runner qui dépeint une cité toute en verticalité, acier, béton et verre et où les gratte-ciel obscurcissent l’horizon entre lesquels les voies de circulation serpentent, tels des fluides reliant les artères imaginaires d’une cité discriminante et anxiogène.

Dans ce film et dans la S.F en général, les auteurs ne décrivent pas véritablement le futur, ils nous parlent avant tout du présent. Leurs visions fantasmées de la ville sont utiles pour ceux qui construisent les cités de demain. Il ne s'agit donc pas de voir dans leurs imaginaires futuristes un modèle objectif de la ville du futur, mais plutôt un laboratoire de réflexion sur une certaine idée de la société urbaine.


Samedi 3 mars / 20h / Théâtre Vidy

CLOTURE AU THEÂTRE VIDY / CINECONCERT « KOYAANISQATSI » (Godfrey Reggio, USA, 1h27, Doc) Performance Sonore et Visuelle

Jean-Yves Leloup du groupe RadioMentale apporte un nouveau souffle électronique au film-culte, « Life Out Of Balance » (Koyaanisqatsi), réalisé en 1983 par Godfrey Reggio. A mi-chemin entre le documentaire et l’art visuel, ce long-métrage d’une beauté à couper le souffle, qui décrit un monde, une planète, entre nature, artifices, technologie et urbanisme, a marqué plusieurs générations de graphistes, de publicitaires et de réalisateurs de clips.

Une performance unique, visuelle et sonore, à découvrir en exclusivité (Première Suisse) au Théâtre Vidy, le samedi 3 mars à 20h (Entrée Libre dans la limite des places disponibles)

 

Mercredi 28 février / 14h / Cinémathèque

LE PETIT FUGITIF (Morris Engel, 1953, 1h20, USA, Fiction) Séance Jeune Public suivie d'un atelier pour enfants

A Brooklyn dans les années 50, la mère de Lennie lui confie la garde de son petit frère Joey, âgé de 7 ans, car elle doit se rendre au chevet de la grand-mère, malade. Mais Lennie avait prévu de passer le week-end avec ses amis. Irrité de devoir emmener son petit frère partout avec lui, il décide de lui jouer un tour en simulant un accident de carabine sur un terrain vague. Persuadé d'avoir causé la mort de son frère, Joey s'enfuit à Coney Island, immense plage new-yorkaise dédiée aux manèges et à l'amusement. Il va passer une journée et une nuit d'errance au milieu de la foule et des attractions foraines...


Mercredi 28 février / 16h30 / Cinémathèque

DIAMOND ISLAND (Davy Chou, 2016, Fr/Cambodge, 1h40, Fiction)

Diamond Island est une île sur les rives de Phnom Penh transformée par des promoteurs immobiliers pour en faire le symbole du Cambodge du futur, un paradis ultra-moderne pour les riches. Bora a 18 ans et, comme de nombreux jeunes originaires des campagnes, il quitte son village natal pour travailler sur ce vaste chantier. C’est là qu’il se lie d’amitié avec d’autres ouvriers de son âge, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charismatique Solei, disparu cinq ans plus tôt. Solei lui ouvre alors les portes d’un monde excitant, celui d’une jeunesse urbaine et favorisée, ses filles, ses nuits et ses illusions.


Jeudi 1 mars / 21h / Cinémathèque

DERNIERS JOURS A SHIBATI (Hendrick Dusollier, 2016, 1h, France, Doc) Première Suisse - Rencontre avec le réalisateur - Focus Chine en mutations

Dans l'immense ville de Chongqing, le dernier des vieux quartiers est sur le point d'être démoli et ses habitants relogés. Le cinéaste se lie d'amitié avec le petit Zhou Hong et Madame Xue Lian, derniers témoins d'un monde bientôt disparu.


Licencié en Histoire à la Sorbonne et le diplômé des Art-Décos de Paris, Hendrick Dusollier réalise en 2005 son premier film Obras, un voyage à travers les vieux quartiers en destruction de Barcelone. Proposition artistique et technique inédite, il est sélectionné à Locarno, nommé aux César, prix SCAM, et sera le court-métrage le plus récompensé de l’année dans les festivals internationaux. Son film suivant Babel, également coproduit par Arte, sélectionné à Rotterdam, prix Unifrance et récompensé dans de nombreux festivals, est une allégorie des profonds bouleversements que subit la Chine contemporaine.


La projection sera précédée des deux courts métrages du réalisateur, « Obras » et « Babel »

 

Vendredi 2 mars / 14h / Cinémathèque

BRICKS (Quentin Ravelli, 2017, France, 1h30, Doc) Première SuisseIÈRE SUISSE

Des carrières d'argile abandonnées aux crédits immobiliers impayés, la brique espagnole incarne le triomphe puis la faillite économique du pays. Usines qui ferment la moitié de l'année, ville-fantôme curieusement habitée, luttes populaires contre les expropriations orchestrées par les banques: suivre le parcours d'une marchandise permet de donner un visage à la crise. Et de dessiner les stratégies individuelles et collectives qui permettent de la surmonter.


Avec ces portraits de victimes de la crise économique qui a frappé l’Espagne, ce documentaire semble à la traîne de l’actualité. Mais le réalisateur possède un regard spirituel, qui se mêle à la réflexion critique lorsqu’il filme des usines où l’on finit par casser les briques que l’on y a fabriquées, car on ne bâtit plus dans le bâtiment ! Expulsée de son appartement, une femme emporte avec elle une photo qu’elle avait accrochée au mur : Charlot dans l’usine des Temps modernes (1936). La folie productiviste est toujours dans l’air. Et pour poursuivre l’analyse, le réalisateur Quentin Ravelli, chercheur au CNRS, a aussi écrit un ouvrage : Les Briques rouges, dettes, logement et luttes sociales en ­Espagne (éditions Amsterdam).


Vendredi 2 mars / 21h / Cinémathèque

MY FATHERS WING (Kivanç Sezer, 2016, Turquie, 1h40, Fiction) Première Suisse

Istanbul mondialisée : immeubles encore en chantier et grues interminables, voici le nouvel horizon d’une ville dont la personnalité disparaît sous le béton. Ibrahim, 53 ans, apprend qu’il va mourir d’un cancer. Il est ouvrier sur un de ces chantiers, un immeuble de luxe qu’il n’aura jamais les moyens d’habiter. Son jeune neveu, Yusuf, y travaille aussi. Flatté par Resul, son supérieur à peine plus âgé que lui, Yusuf nourrit des rêves ambitieux, voire cupides. À partir de cet immeuble, aussi fort visuellement que symboliquement, et de ces deux hommes, le film dresse le portrait d’une époque et questionne un pays tiraillé entre plusieurs voies. À travers son économie, les questions sociales, les rapports amoureux, les valeurs générationnelles, ce premier film abouti pose un regard calme et lucide sur la Turquie d’aujourd’hui

 

Samedi 3 mars / 16h / Cinémathèque

TASTE OF CEMENT (Ziad Khaltoum, Syrie, 1h25, 2017, Doc)

Chaque jour, des ouvriers syriens construisent un gratte-ciel dans le ciel de Beyrouth. Chaque nuit, un couvre-feu leur impose de s’enfoncer dans leurs entrailles de ciment. Au même moment, la guerre détruit leurs maisons, en Syrie. Peu à peu, les sons et les images de destruction et de reconstruction se mélangent dans une cacophonie onirique : un essai éblouissant sur le sens d’une vie en exil. 

Taste of Cement a obtenu de nombreux prix dans différents festivals internationaux.

 

Samedi 3 mars / 18h30 / Cinémathèque

HASHTI TEHERAN (Daniel Kotter, Allemagne, 1h, 2017, Doc) Première Suisse - Rencontre avec le réalisateur

HASHTI est un film et un projet discursif initié par Daniel Kötter.  Partant de l'idée que Téhéran représente elle-même une maison, pour ainsi dire le cercle intérieur de la République islamique d'Iran, la périphérie de la ville devient l'espace de transition entre intérieur et extérieur, entre urbain et non urbain. Ainsi le projet se penche sur quatre zones très différentes à la périphérie de Téhéran: la montagne de Tochal au nord, la zone autour du lac artificiel Chitgar à l'ouest, la construction de logements sociaux appelée Pardis Town à l'extrême est et le quartier Nafar Abad aux bords sud de la ville. En combinant le road movie et le documentaire architectural et en inversant les techniques des plans intérieurs et extérieurs, le film HASHTI Téhéran dépeint Téhéran à travers ses espaces périphériques.

 

Dimanche 4 mars / 11h / Cinémathèque

FAVELA OLIMPICA (Samuel Chalard, 2017, 1h33, Suisse, Doc) EN Rencontre avec le réalisateur

Rio de Janeiro, de part et d’autre du mur qui sépare le Parc olympique en construction de la favela de Vila Autódromo. Même si rien n’empêche la cohabitation entre ces deux mondes, certains les jugent «incompatibles», à commencer par Eduardo Paes, le maire de Rio, qui entreprend la récupération de ce terrain réservé aux pauvres. Les forces en présence semblent d’abord disproportionnées mais, contre toute attente, les habitants, déterminés, parviennent à repousser leur expulsion au prix d’une lutte acharnée. Avec la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques en point de mire, une course contre la montre s’engage alors entre la favela de Vila Autódromo et le maire de Rio.


Mercredi 28 février / 18h30 / Cinémathèque

I’M GENTRIFICATION. CONFESSIONS OF A SCOUNDREL (Thomas Haemmerli 2017, 1h35, Suisse, Doc) Rencontre avec le Réalisateur

Dix ans après avoir observé l’histoire de sa propre famille à travers l’objectif de sa caméra (Seven Dumpsters and A Corpse), Thomas Haemmerli nous propose un nouveau projet, I'am gentrification, un documentaire désinvolte et empreint d’humour noir qui nous confronte à nos phobies. 

La ville de Zurich est-elle vraiment sur le point de succomber au chaos? Les habitants s’éloignent-ils peu à peu des zones urbaines? Le problème de la surpopulation ne touche-t-il que les ‘’métropoles’’ suisses ou s’agit-il d’une maladie contagieuse qui se répand à l’échelle mondiale?

 

Samedi 3 mars / 14h / Cinémathèque

PARK (Sofia Exarchou, 2016, 1h40, Grèce, Fiction)

Village olympique d’Athènes, dix ans après les Jeux: des jeunes désoeuvrés, des athlètes à la retraite et des chiens errent parmi les ruines et les sites sportifs à l’abandon.

 

Jeudi 1 mars / 18h30 / Cinémathèque

CITY FOR SALE (Andréas Wilcke, 2017, 1h22, Allemagne, Doc) Première Suisse - Rencontre avec le réalisateur

Après New York et Londres, Berlin semble être la dernière cible pour les investisseurs immobiliers internationaux. Andreas Wilcke a passé quatre ans à suivre les forces du changement, souvent impitoyables. Des agents immobiliers à la recherche de capitaux étrangers, des épargnants à la recherche d'intérêts et des politiciens dos au mur. City for Sale est un film obsédant sur les conflits déchaînés par l'arrivée des capitaux internationaux. La ville est devenue une marchandise. Maintenant c'est Berlin, mais qui est le prochain? La question qui reste: à qui appartient la ville?

 

Vendredi 2 mars / 18h30 / Cinémathèque

LAS VEGAS MEDITATION (Florent Tillon, 2014, 1h33, France, Doc) Première Suisse - Rencontre avec le réalisateur

Entre ses banlieues abandonnées, l’épuisement radical de ses ressources naturelles, le nihilisme permanent de sa culture, Las Vegas est devenu la ville de la fin du monde, cristallisant toutes nos angoisses, fascinante Babylone de carton-pâte.

Résidant à Vegas, Jarret Keene  et David Parker sont deux chanteurs et auteurs d’un groupe punk post apocalyptique.

Si le premier est un jeune père de deux enfants qui  hésite entre la vie de famille et une carrière artistique destructrice, David lui, 27 ans, est un enfant de Vegas, un enfant de la «crise » qui a grandi dans la banlieue tentaculaire et explosive du désert et qui ne veut pas d’enfants en raison d’un futur bien sombre.

Ils chantent tous les deux la fin de Vegas, comme une métaphore de ce monde mais aussi comme un cri de haine envers leur propre cité , non sans un certain sens de l’humour: Que devient le sens de l’existence lorsque l’on vit dans une ville condamnée à disparaître ? Comment envisage-t-on l’avenir ?

 

Jeudi 1 mars / 16h / Cinémathèque

ESPACES INTERCALAIRES (Damien Faure, 2012, 1h, France, Docu-Fiction) Inédit en Suisse

Le corbeau, le maître de Tokyo, est capable d'appréhender la ville dans sa globalité puis la parcourir dans ses plus petits interstices. Au début, le champ urbain se voit comme un espace à trois dimensions, puis en prolongeant le regard, de nouveaux lieux apparaissent. Tokyo se métamorphose. Ces espaces nous révèlent une vision différente de la cité, peuplée d'architectures singulières et de personnages qui habitent la ville autrement.

 

Mercredi 28 février / 21h / Cinémathèque

REM (Tomas Koolhass, USA, 2017, 1h15, Doc) Première Suisse

De star de l'architecture à star de cinéma, il n'y qu'un pas que Tomas Koolhaas, le fils de, a décidé de faire franchir à son illustre papa. Le réalisateur a suivi Rem Koolhaas aux quatre coins de monde et en a tiré le film REM, au pitch sibyllin: "L'architecture est souvent vue de l'extérieur comme un objet inanimé représenté dans l'imagerie fixe. REM expose l'expérience humaine de l'architecture. Le documentaire qui en résulte est

Ecrans Urbains


Terminé
Choisissez vos séances et inscrivez vous !

Un nombre limité d'invitations est mis à disposition pour chacune des séances d'Ecrans Urbains. Si au moment de votre inscription, le quota de places est atteint, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de places disponibles pour la séance mais qu'il faudra vous acquitter sur place d'un billet au tarif en vigueur dans la salle. Merci de votre compréhension
Infos pratiques

ECRANS URBAINS (FONDATION CUB)

Ecrans Urbains. les mutations des villes : projections, rencontres, débats et installations

En savoir +

Avez-vous une question ?

Mis en ligne sur la plateforme Linscription.com